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Quelle désinfection des surfaces à l’heure des pandémies ? #COVID19

désinfection coronavirus covid19

A l’époque des pandémies, comment désinfecter ?

Que ce soit dans le domaine médical et hospitalier, l’industrie pharmaceutique ou l’industrie agroalimentaire, pour éviter les infections par les micro-organismes : bactéries, champignons et levures ainsi que par les virus, il faut être vigilant.

Diagnostiquer les surfaces à désinfecter

Il faut tout d’abord diagnostiquer les surfaces : sols et plans de travail et les objets à désinfecter.

Pour cela des tests doivent être réalisés. Le MICROTEST B est un test particulièrement adapté au contrôle de la stérilité des surfaces car les géloses contiennent un composant qui neutralise les traces de désinfectant qui peuvent être présentes sur les surfaces à analyser. L’usage répétitif d’un désinfectant peut créer des micro-organismes résistants au désinfectant. Un désinfectant mal employé (concentration trop faible, temps de contact trop court) tue les micro-organismes les plus sensibles, mais permet la survie des micro-organismes les plus résistants. La surface est alors envahie par des micro-organismes ayant un niveau de résistance supérieur à la population de départ. Pour éliminer cette nouvelle population, il faudra utiliser une concentration de désinfectant supérieure à celle de premier traitement.

Désinfecter

Le désinfectant doit être appliqué sur une surface ayant été préalablement nettoyée, afin que la substance active ne soit pas captée par les salissures mais entièrement dirigée contre les micro-organismes.Le désinfectant doit répondre à des normes garantissant une action spécifique contre les micro-organismes :

De plus, il est important de changer régulièrement de substance active, afin d’éliminer les souches ayant pu résister au produit précédent, mais encore sensibles au nouveau produit.

Pour le traitement, ne manquez pas de consulter la fiche consacrée à l’ORGANCIDE QC50

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Comment sépare-t-on l’eau du carburéacteur ?

Comment sépare-t-on l’eau du carburéacteur ? Le principe de la coalescence

La coalescence est un procédé permettant la séparation d’un mélange de deux phases en émulsion. La coalescence en lit fixe consiste à faire passer l’émulsion à résoudre à travers un milieu granulaire ou fibreux afin de provoquer la coagulation des gouttelettes de la phase dispersée. La séparation est basée sur des interactions différentes entre le garnissage coalesceur et les deux phases de l’émulsion. Le garnissage doit être préférentiellement mouillé par la phase dispersée et non mouillé par la phase continue de l’émulsion.

Fonctionnement :

Etape 1 : interception des microgouttes de la phase dispersée par le solide coalesceur.

Etape 2 : fixation des microgouttes de la phase dispersée sur le garnissage et écoulement séparé des deux phases à travers le lit coalesceur. L’adhérence de la phase dispersée sur le garnissage est conditionnée par la nature physico- chimique du solide coalesceur. Celui- ci doit être préférentiellement mouillé par les microgouttes de l’émulsion. Le caractère hydrophile convient pour la résolution des émulsions inverses (eau dans huile), le garnissage à caractère hydrophobe convient pour la résolution des émulsions directes (huile dans l’eau).

Etape 3 : relargage des deux phases hors du coalesceur. La dernière étape aboutit à la formation de grosses gouttes de phase coalescée. Cette étape est fonction de la dernière couche du lit coalesceur. Au contraire des premières couches du lit, cette zone doit être mouillée par la phase continue. Dans le cas contraire, il y a formation d’une mousse à la sortie du coalesceur qui est préjudiciable à la séparation. Les autres facteurs conditionnant cette étape de relargage sont : le rapport des deux phases liquides à séparer, la tension interfaciale, la différence de masse volumique et la vitesse de passage de l’émulsion traitée.

 

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Comment analyser simplement un gazole ?

Comment analyser simplement un gazole ?

Ce gazole provenant d’une cuve de stockage d’un dépôt pétrolier a fait l’objet d’une analyse microbiologique sur boîte de Pétri suivant la méthode SAFRAN faisant l’objet d’une Attestation de Qualification des Procédés Spéciaux SAFRAN AQPS 490.

Les résultats donnent :

Bactéries : 4600 germes/ml

Levures : 0 germe/ml

Champignons : 8500 germes/ml

Ces résultats sont illustrés par des photos des boîtes de Pétri

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Et s’il y avait de l’eau dans le carburéacteur de votre avion ?

De l’eau dans le réservoir abîme votre moteur ! Comment faire pour savoir s’il y en a ?

L’eau dans les carburéacteurs se trouve sous deux formes : dissoute et en suspension.

  • L’eau dissoute est invisible à l’œil nu. Sa proportion dépend principalement :
  1. de la nature et de la température du carburant ;
  2. de la température et de l’hydrométrie de l’air ambiant.

L’eau dissoute augmente avec la température et passe d’environ 35 ppm (0,0025%) à 0°C à 140 ppm (0,008%) à 40°C.

  • Le carburéacteur peut contenir une certaine quantité d’eau libre allant de quelques ppm à 30 ppm.

Cette eau est visible à l’œil nu, à l’exception d’une petite fraction constituée de très fines gouttelettes.

Elle peut avoir plusieurs origines

  1. une déshydratation imparfaite au sortir des raffineries ;
  2. des phénomènes de « respiration » des réservoirs pétroliers entraînant des condensations d’humidité ;
  3. des abaissements de température avec mise en liberté d’une partie de l’eau en solution.

Cette eau, quelle que soit sa forme, peut être dosée par la méthode Karl Fisher (ASTM D 6304): sur un carburéacteur à analyser contenant de l’eau dissoute et de l’eau en suspension, on laisse décanter l’eau en suspension pendant 48 heures. L’eau en suspension se dépose sur les parois du récipient ainsi que dans le fond. On recueille le carburéacteur sans l’eau décantée sur lequel on effectue un dosage de l’eau dissoute par la méthode Karl Fisher (ASTM D 6304). Par ce premier dosage, on déterminera la quantité d’eau dissoute.

On agite fortement le récipient pendant 5 minutes et on dose l’eau par la même méthode Karl Fisher que précédemment. Ce deuxième dosage détermine la quantité totale d’eau dissoute et en suspension. La quantité d’eau en suspension est obtenue par différence entre la quantité d’eau totale et la quantité d’eau dissoute. 

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Valeurs limite des spécifications des différents distillats moyens

Ce tableau résume les méthodes d’analyse des distillats moyens face aux contaminations  par les micro-organismes, l’eau et les sédiments et les valeurs limite à ne pas dépasser.

On rencontre ces types de contamination surtout lors de stockage de longue durée des carburants

1
  GAZOLEFODJET A1
2
Teneur en eauNormeNorme NF EN 12937 Dosage de l'eau Méthode de titrage Karl Fisher par coulométrieNorme NF EN 12937 Dosage de l'eau Méthode de titrage Karl Fisher par coulométrieNorme NF EN 12937 Dosage de l'eau Méthode de titrage Karl Fisher par coulométrie
3
Valeurinférieur à 200 mg/kginférieur à 200 mg/kgvaleur maintenue entre 1 et 15 ppm grâce à des filtres coalesceurs
4
Contamination en particulesNormeNF EN 12662 Détermination de la contamination totale des distillats moyens, des gazoles et des esters méthyliques d'acides grasNF ISO 3734 Détermination de la teneur en eau et en sédiments dans les fuels oils résiduels. Méthode par centrifugationASTM D5452 Contamination par des particules dans les carburants aviation par filtration au laboratoire
5
ValeurInférieur à 24 mg/kgInférieur à 0,10% (m/m)Maximum: 1,0 mg/l
6
Analyse microbiologiqueNormeIP 385 / 99 Dénombrement des micro-organismes vivants dans les carburants ayant un point d'ébullition au-dessous de 390°C. Méthode de filtration et de cultureIP 385 / 99 Dénombrement des micro-organismes vivants dans les carburants ayant un point d'ébullition au-dessous de 390°C. Méthode de filtration et de cultureIP 385 / 99 Dénombrement des micro-organismes vivants dans les carburants ayant un point d'ébullition au-dessous de 390°C. Méthode de filtration et de culture
7
ValeurPas de valeur limite définiePas de valeur limite définiePas de valeur limite définie

 

 

 

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Comment remettre en route un avion après une longue période sans utilisation? Le kérosène d’un avion peut il être contaminé?

Cette semaine, nous avons eu l’appel d’un musée qui voulait remettre en service son avion de collection: un OV-10 Bronco, il se demandait s’il y avait un risque de contamination du kérosène dans les réservoirs, au risque que cela colmate le filtre.

En effet, la stagnation du carburant peut entraîner un dépôt de l’eau au fond des réservoirs et par conséquent un encrassement dû a une contamination par les micro-organismes.  L’alternance chaud/froid, la condensation peut accentuer ce phénomène. (voir le FAQ : Questions fréquentes – FAQ)

Bien sûr, il faut d’abord purger l’eau qu’il y aurait dans le réservoir.

Ensuite il y a deux solutions possibles:

  • Soit on traite préventivement en ajoutant un biocide. Mais cela est pertinent dans le cas où il y a suspicion de contamination, comme par exemple le colmatage des filtres carburant. Soit dit en passant, la personne qui nous appelait traitait au Biobor JF mais celui-ci est interdit en Europe. Un autre traitement est cependant disponible.
  • Soit on peut faire des analyses de la contamination:
          • par les micro-organismes: dénombrement des micro-organismes par la norme IP385/99;
          • par l’eau: recherche de présence d’eau par la norme NF N12937
          • par les sédiments: recherche de contamination par des particules par la norme ASTM D 5452.

 

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Carburant marin contaminé / Capital – Vu sur le net 06/09/2018

Une série de cas de carburant marin contaminé, qui ont endommagé les moteurs de centaines de pétroliers et porte-conteneurs ces derniers mois, poussent les transporteurs à réclamer des contrôles de qualité plus stricts.
Photo d’archives/REUTERS/Jean-Paul Pelissier Thomson Reuters, via Capital

Une série de cas de carburant marin contaminé, qui ont endommagé les moteurs de centaines de pétroliers et porte-conteneurs ces derniers mois, poussent les transporteurs à réclamer des contrôles de qualité plus stricts. /Photo d’archives/REUTERS/Jean-Paul Pelissier Thomson Reuters

Via (c) CAPITAL : https://www.capital.fr/entreprises-marches/transport-maritime-appel-a-un-plus-grand-controle-des-carburants-1305832